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  • : Les tribulations d'une mère devant gérer boulot, vie perso, vie familiale et schtroumpf
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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:36

Ce week end, j'ai reçu un SMS de la marraine de la Schtroumpfette, m'informant que sa fille avait des lentes.

Evidemment, les petites, même âge, s'étaient vues le matin, sinon c'est pas drôle.

 

Et d'un coup, tu te souviens.

Tu te souviens de cette scène, lorsque la Schtroumpfette, 4 ans et demi au compteur, alla chez le coiffeur.

Rien d'exceptionnel jusque là.

Oui sauf que pour la Schtroumpfette, c'était la première fois. Bah oui, j'ai pondu un gnome sans cheveux moi, si ce n'est trois poils sur le caillou qui se couraient après.

Bref, les barrettes, les élastiques ou autres chouchous, le coiffeur ou les poux, tu ne connaissais pas.

Haaaaaaaaaaaaa ! Les POUX ! le mot est lâché.

 

En réalité, tu rigolais en douce lorsqu'à la crèche, puis à l'école, tu voyais fleurir les petits mots "Parents, attention aux têtes de vos enfants, les poux sont de retour".

RAF, la Schtroumpfette n'a pas de cheveux ! (Faut quand même bien trouver un avantage à avoir un gnome chauve ou, plutôt, légèrement doté d'un duvet tendance blond qui ne se voit pas).

Jusqu'à ce jour donc.

 

C'était un lundi soir, lundi de reprise après les vacances scolaires de février 2014 (c'est fou comme parfois on se souvient de tout, même de petits détails insignifiants, genre, il faisait beau ce jour là).

L'enfant daigne enfin accepter d'aller chez le coiffeur "mais on coupe juste les pointes hein maman?" (oui bon désormais l'enfant étant doté de cheveux, plutôt magnifiques en toute objectivité, le drame devient qu'il ne faut surtout pas toucher aux cheveux.... Je devrai écrire un bouquin sur le syndrome du bébé sans cheveux qui un jour découvre qu'il a des cheveux et ne veut donc pas les couper....).

 

Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voilà filant chez le coiffeur après l'école. Premier coiffeur, une heure d'attente. Armée de mon sourire ultra brite, j'indique gentiment que nous n'attendrons pas, désignant du doigt la petite chose collée à mes jambes (et dans ta tête tu penses "va te faire pendre toi le coiffeur avec ton heure d'attente, alors que je vois bien qu'il n'y a personne qui attend et que je vois au moins une coiffeuse qui ne fait rien").

Qu'à cela ne tienne, y'a un second coiffeur, chez qui nous filons à toute vitesse (enfin, vitesse raisonnable, sachant que les deux sont séparés d'environ deux cent mètres et un rond point).

 

"Bonjour, c'est pour la petiote et lui couper les pointes."

"Parfait Madame"

La Schtroumpfette fait la belle en enfilant la blouse que lui tend le coiffeur, en s'installant au bac de lavage puis en montant dignement sur le réhausseur du siège, face au miroir.

Et, comme chez tous les coiffeurs, on te pose des questions tendant à ce que tu racontes ta vie alors même que ça t'ennuie royalement. Sauf que quand tu es seule, tu peux répondre n'importe quoi alors que là, bon ben vaudrait mieux pas mentir, y'a la Schtroumpfette qui écoute.

bref, tu glisses quand même que c'est la première fois qu'on lui coupe les cheveux, que ça a mis du temps à pousser because ton gnome était chauve à la naissance toussa toussa.

 

Et soudain, le drame.

Tu vois la tête de la coiffeuse se métamorphoser tout en disant "heu y'a un truc là" et montrant un semblant de coin du cuir chevelu de ton adorable tête blonde.

Toi tu rigoles et répond "ha oui, elle a plein de paillettes dans les cheveux à cause de ses serre-têtes et de ses déguisements, elle s'en met partout".

La coiffeuse, mi amusée mi stupéfaite, adopte alors un ton délicat pour t'annoncer que "non Madame, ce sont pas des paillettes ça hein".

ET PUTAIN TU COMPRENDS ! BORDEL ELLE PARLE DE POUX DANS LA TETE ADORABLE DE TA CHERUBINE ADOREE !

 

A ton tour, tu changes de face, tu te métamorphoses que même les mutants ils seraient jaloux de ce pouvoir de changer de tête en un temps record et tu dis, la voix légèrement étranglée "Hum je ne comprends pas, elle n'a repris l'école que aujourd'hui".

Et paf, 2è round, victoire par KO de la coiffeuse "Ha mais Madame, c'est pas d'aujourd'hui vu TOUT ce qu'il y a dans les cheveux".

KEUWAAAAAAA ????? TOUT ce qu'il y a dans les cheveux ????? Là ton imagination fertile et débordante, imagine une horde de poux agressant chaque cheveu, chaque racine, chaque millimètre carré de cheveux de ton adorable tête blonde....

 

Du coup, 3è round et victoire de moi même "Ha mais attendez, je comprends pas, JE VIENS DE LA RECUPERER D'UNE SEMAINE CHEZ SON PERE !"

(oui c'est super nul mais bon, autant qu'il y ait des petites victoires à être séparés et à refiler la faute sur le dos de l'autre. Surtout que pour le coup, c'était vrai).

 

Et là, grande discussion avec les deux coiffeuses, le patron et moi même sur comment faire pour être sur qu'on va éradiquer ces choses de la tête de ma fille.

Alors, après avoir largement suggéré que j'allais dévaliser la pharmacie du coin (500 mètres et deux ronds points plus loin, au pas de course de ma clio d'époque), une des deux coiffeuses m'indiquait gentiment des remèdes de grand mère.

 

Pour avoir essayé sur la tête de la Schtroumpfette, ça fonctionne !

Donc, noyer les cheveux dans de l'huile (d'olive c'est bien, ça rend les cheveux super beaux), entourer d'une serviette, faire passer la nuit à l'enfant enturbanné de cette manière. Laver évidemment le lendemain (oui parce que bon aller à l'école, les cheveux gras fleurant bon l'huile d'olive, c'est quand même moyen). L'huile étouffe les poux et rend les cheveux beaux et soyeux (testé et approuvé by la Schtroumpfette).

Ne surtout pas sécher les cheveux au sèche cheveux car ça fait éclore les lentes. Oui, conseil des coiffeurs.

 

Et, arrivant à la pharmacie pour tout dévaliser, tu apprends par la pharmacienne que "non mais madame, vous ne craignez rien car heu voyez vous, heu comment vous dire ..... les poux aiment les têtes jeunes" (me glissa-t-elle avec un grand sourire évidemment).

A titre préventif, tu réclames à corps et à cris de l'huile essentielle de lavande, la pharmacienne t'apprend qu'en réalité, pour la prévention des poux, c'est de l'huile essentielle de lavandin. Faudrait pas confondre non plus.

Tu dévalises tout le stock de pouxit qu'ils avaient, achète donc de l'huile de lavandin et même du stop poux préventif (on sait jamais et on n'est jamais trop prudent, enfin du coup on le devient).

Tu rentres enfin chez toi, tu badigeonnes la tête de l'enfant de pouxit. Tu préviens quand même l'ex (tout en taisant que tu as balancé que c'était de sa faute) pour qu'il puisse tout nettoyer chez lui.

Le temps que Pouxit pose, tu changes l'intégralité des literies, des fringues, tu envoies ta première lessive (première d'une longue série), tu enfermes barrettes, chouchous, brosses et peignes dans un joli sachet que tu mets au congélateur pendant au moins 4 jours (oui la psychose t'a gagné).

Tu rinces enfin la tête de ton enfant adoré, verse un litre d'huile d'olive dessus, l'enturbanne en lui donnant mission de ne pas bouger la tête de la nuit (ça va bien de changer les draps à cause des poux, t'as encore au bas mot 4 lessives qui t'attendent, tu tiens pas à en rajouter une de plus en raison d'huile d'olive éparpillée partout sur ses draps).

Le lendemain, tu shampooines l'enfant, ne lui sèche surotut pas les cheveux (quitte à passer pour une mère indigne aux yeux de la maîtresse voyant débarquer l'enfant, début mars avec une tête mouillée).

MAIS BORDEL TU LES AS TOUS EUS CES SATANES POUX !

 

Et depuis tu psychotes et fais des contrôles réguliers de la tête de l'enfant.

Notamment donc, ce week end, après le SMS de la marraine (à qui du coup tu as envoyé tous les trucs de grand mère listés ci dessus).

Et là, la Schtroumpfette de te dire "Maman t'es une spychopathe" (non non pas de faute, l'enfant a eu du mal avec ce mot) et quand même de demander si on va refaire "un shampooing avec de l'huile" (bizarrement, elle a adoré la nuit passée avec la tête pleine d'huile).

Et toi de t'écrouler de rire et de vider le spray préventif anti poux sur les adorables cheveux blonds de ta progéniture .... Tout en disant, les POUX, C'EST TABOU, ON EN VIENDRA TOUS A BOUT  !

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Publié par vivelescelibattantes - dans Quotidien
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 08:10

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Souviens toi, lecteur assidu de ce blog, nous avions écrit avec mon pote @Deuslepadre, un billet sur le mouvement de grève des avocats en octobre 2013 (oui bon comme tu ne t'en souviens pas, tu le trouveras facilement ici).

 

On nous a facilement muselé en nous faisant des promesses, de gascon oserai-je ajouter.

 

Il y a peu, mes amis Greffiers étaient en grève, légitime à mon sens. Tu n'en as pas entendu parler ? Pas grave, va lire le blog de Maître Eolas qui leur a ouvert ses portes pour qu'ils s'expriment et tu comprendras.

 

Aujourd'hui, 5 juin 2014, c'est de nouveau les Avocats qui se mettent en grève.

Pourquoi ? Comment ? Que se passe-t-il chez ces nantis-qui-puent-le-fric-à-plein-nez ? (oui oui cette image continue à être véhiculée).

 

Il se passe qu'aucune réforme globale du système de financement de l'aide juridictionnelle n'est envisagée, que les pouvoirs publics se fichent éperdument des plus démunis et de leur accès au droit, de la justice en général devrai je même dire.

 

Pour exemple, les dotations budgétaires pour l'aide juridictionnelle, et donc l'accès au droit pour les plus démunis (pour les barèmes d'attribution de l'AJ, tu es gentil lecteur, tu cliques sur le précédent billet, j'avais donné le lien), sont les suivantes :

- 2003 : 270,2 millions.

- 2010 : 321,2 millions.

- 2012 : 351,7 millions.

- 2013 : 319 millions.

(merci @marinebab pour les chiffres).

 

Il n'est pas nouveau que la Justice manque de moyens : financiers, humains et matériels.

L'individu lambda ne s'en aperçoit peut être pas.

Nous autres, auxiliaires de justice le vivons au quotidien ce manque cruel, les justiciables le subissent de plein fouet lorsqu'ils y sont confrontés.

 

Aujourd'hui, ce sont les plus démunis qui vont subir de plein fouet cette absence de réforme du système.

 

Alors oui, nous sommes en grève.

Oui, aujourd'hui je n'irai pas plaider et je ferai renvoyer mes dossiers, quand bien même, eu égard au manque de moyens, les renvois seraient à 6 mois ou un an.

Oui, j'expliquerai à mes clients pourquoi je fais grève.

Oui je leur dirai que même bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, ils ont droit à une justice de qualité.

Oui, je leur dirai que leur dossier est traité de la même manière, avec le même sérieux et les mêmes diligences que ce client qui fait un chèque.

Oui je leur expliquerai que si je ne me mobilise pas aujourd'hui, ce sont eux qui en subiront les conséquences demain.

Oui, ils comprendront, avec du mal, avec les larmes aux yeux parfois (leur dossier c'est leur vie, il faut comprendre), avec de l'irritation et de l'énervement.

Certains claqueront la porte ? Pas grave.

 

J'ai un jour prêté serment et juré "comme avocat, d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité".

Ce serment implique également une défense égale et égalitaire, quels que soient les moyens financiers de mes clients.

Je refuse, aujourd'hui, que mes clients les plus démunis soient victimes d'un système qui ne porpose aucune solution satisfaisante.

Je refuse que l'accès au droit leur soit refusé et/ou rendu plus difficile.

 

Les Barreaux de France sont en grève. A juste titre.

Un Syndicat de Magistrat apporte son soutien à notre mouvement. A juste titre.

 

Aujourd'hui, je suis en grève.

Mais je suis à mon bureau, quand même. A travailler pour mes clients, fortunés, sans ressources, peu importe.

Pour que la Justice soit la même pour tous.

 

appel du 5 juin

communiqué USM


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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:10

Hier, je suis allée "visiter" deux de mes clients en détention. Visite n'est évidemment pas le terme le plus adéquat. Mais, pourtant, ça y ressemble lorsque je vais à ce parloir Avocats en particulier.

 

Evidemment, j'y vais de manière professionnelle : on fait le point du dossier, on envisage la suite à y donner, on parle des actes à diligenter des futures auditions et on discute. De tout, de rien, de la vie en général et à l'extérieur en particulier. Des formations diligentées auxquelles ils se sont inscrits, du sport, du beau temps, des copains.

 

Invariablement, que je prenne rendez-vous ou non, que je débarque à l'improviste ou que je prévienne, mes clients sont toujours en retard. Pas que les miens d'ailleurs, mais bon.

 

Alors, commence l'attente (cette attente qui caractérise tellement ce beau métier d'avocat, j'en reparlerai ...), dans le petit "bocal" que l'on vient de m'ouvrir, avec une table et deux chaises, histoire de pouvoir travailler un peu.

 

L'attente c'est chouette, on voit tout un défilé : les confrères, les visiteurs sociaux, les enquêteurs, les surveillants et, surtout, les détenus.

 

Ce ballet de personnes, faisant les 100 pas, passant devant ton bocal, te regardant, hésitant puis finissant par venir s'arrêter et te parler, est étrange dans ce lieu de privation de liberté car il y règne une ambiance de cour de récréation.

 

"Ha mais votre client, il est en retard, c'est pas bien de ovus faire attendre dites! " 1er détenu.

 

"Maître je peux vous parler de mon dossier parce que bon, vous savez, mes avocats ils ne font rien alors que je suis victime d'une erreur judiciaire moi" 2è détenu.

 

"Non mais là, y'a un blocage alors bon, c'est pour ça qu'il n'y a pas d'entrée et de sorties" 3è détenu.

 

"Mais, il est toujours pas arrivé votre détenu ? Sérieux, ça se fait pas Maître ! " 1er détenu.

 

Et le surveillant qui passe également te voir pour te dire qu'on ne sait pas très bien où est ton premier client (bon il s'avère qu'il était bloqué entre deux portes hein) et que l'autre, bon ben faut attendre quoi parce qu'il n'y a personne actuellement dans son bâtiment.

 

"Bonjour, z'êtes Avocate ? Vous m'attendez ? Nan j'déconne !" 4è détenu.

 

Je jette un oeil à mes dossiers, note toutes les questions qui me viennent en tête, envisage la préparation de l'audition et j'entends.

 

J'entends dans le couloir une ambiance plutôt sereine, des détenus qui se chamaillent gentiment, qui se taquinent et taquinent également les surveillants (presque ils se feraient la bise que je n'en serai pas étonnée), des éclats de rire, des "comment va la famille ? tu les as vus récemment?".

 

J'entends aussi les critiques sur la Justice en général, sa lenteur en particulier, sur les magistrats et sur les avocats.

Je dois dire que je peux comprendre, moi je viens de manière libre, eux ils sont enfermés pour combien de temps ?

 

Ca sent la cour de récréation au parloir ce jour là, malgré tout, malgré la lourdeur de leur dossier, leur mandat de dépôt, l'attente avant de passer devant qui un Tribunal, qui une Cour d'appel.

 

Quant tout à coup "Et bonjour Maître, vous allez bien ? Ca fait plaisir de vous voir!"

Ca y est le premier est arrivé, tout sourire comme à son habitude, on peut commencer à travailler.

 

A la fin, une ferme poignée de mains plus tard, un au-revoir et à bientôt, et je me retourne une dernière fois.

Je vois mon client parti rigoler avec l'un de ses "copains", se donner des tapes dans le dos.

 

La cour de récré reprend le dessus, la parenthèse du dossier se ferme.

 

Et j'aime garder cette image : le sourire sur les lèvres des détenus, persistant malgré leur futur judiciaire quel qu'il soit.

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 15:19

En ces temps estivaux forts perturbés (enfin il existe un petit bastion français qui résiste à la vague d'orages et d'inondations ... On dirait le Sud ..... Sud-Est plus précisément mais bon passons), il était temps d'aborder un sujet fort à propos : LA RACLETTE.

 

Parce qu'il existe de grands adeptes de cette gastronomie fine, ceux-ci n'ont aucunement hésité à aller au bout de leurs délires en créant cet hymne (à chanter sur un air bien connu de Feu notre grand regetté artiste Daniel Balavoine).

 

Je ne tiens plus en place et vous livre donc cette merveille que vous ne pourrez vous empêcher de fredonner.

 

"Des coups de meule dans l'âme,

Le froid de la lame qui court

Chaque jour me pousse un peu plus vers la fin

Quand je monte sur l'assiette

Comme on prend le dernier train

 

Même les soirs sans raclette

Il faut trouver la flamme qu'il faut

Pour toucher les femmes qui me tendent les mains

Qui me crient qu'elles m'aiment

Et dont je ne sais rien

 

C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis gratiné

C'est pour ça qu'uajourd'hui je voudrais crier

 

Je ne suis pas une fondue

Ce craquelon me colle à la peau

Je ne suis pas une fondue

Faut pas vouloir m'touiller au pain

Je ne suis pas une fondue

Mais une raclette, -ette, -ette, -ette

 

Quand les cris de femmes

Q'accrochent à mes charmes, je sais

Que c'est pour m'aider à glisser dans leurs gosiers

Je me dis qu'elles rêvent

Mais ça leur fait du bien

 

A coups de couteau dans la meule

J'ai trouvé la flamme qu'il faut

Pour racler tout bien, y'n'faut pas trop appuyer

Un peu de religieuse pour les autres aussi garder

 

C'est pour ça qu'aujourd'hui je suis gratiné

C'est pour ça qu'aujourd'hui je voudrais crier

 

Je ne suis pas une fondue

Ce craquelon me colle à la peau

Je ne suis pas une fondue

Faut pas vouloir m'touiller au pain

Je ne suis pas une fondue

Mais une raclette, -ette, -ette, -ette"

 

Voilà, merci pour votre attention et pour toute réclamation, veuillez vous adresser à :

TOR.jpg

 

(paroles @Lara_Clette et @Homogenevensis)

(création @RoseurSupreme)

(Approbation by la #TOR)

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:47

Avec ma copine Marie, on avait décidé de parler de nos expériences de Mère et de Belle Mère. A la lecture des billets que nous avions écrits, Monsieur Père a décidé de s'exprimer, puis Monsieur Fils / Beau fils.

 

Cette série de billets, aux ressentis tellement différents, voit arriver son point d'orgue avec le vécu du Fils de famille apaisée. Je laisse désormais la parole @LordClanCharlie qui a eu envie d'écrire une lettre, si jolie.

 

J'ajouterai uniquement que son ressenti, c'est le mien, fille de parents séparés, remariés ou en concubinage et au final, adoptée par le Beau Père, désormais mon Père.

 

Et un grand merci à ceux qui ont eu envie de s'exprimer.

 

"Salut les Parents, ça filoche ? Moi ça va pas mal, merci.

Si je vous fais une lettre aujourd’hui – que vous lirez peut-être, si vous avez le temps, mais j’en doute : il y a peu de chances que vous traîniez par ici – c’est parce qu’après avoir lu les témoignages de Madame Mère, Madame Belle-Mère, Monsieur Père et Monsieur Fils, témoignages qui m’ont beaucoup touché, mais que j’ai trouvés assez tristes dans l’ensemble, je me suis aperçu que je ne vous avais jamais dit merci.

 

Merci d’abord de vous être séparés et de n’avoir pas trop attendu, « pour les enfants », comme on le voit encore trop souvent, parce que s’il est vrai que tu m’as manqué Monsieur Père, les souvenirs les plus marquants que j’ai du temps de notre belle unité familiale sont ceux d’une grande violence : il faudra d’ailleurs peut-être un jour que j’en parle à quelqu’un pour voir s’il reste pas quelques trucs à régler dans tout ça, mais bon en attendant je vis avec et je vis pas trop mal somme toute.

 

Mais merci surtout parce que si vous avez raté la fin de votre mariage (qui a quand même duré 15 ans) on peut dire que vous avez réussi votre divorce en beauté ! Je n’ai jamais douté que vous vous soyez aimés pendant ce mariage pour la simple et bonne raison qu’on voit bien qu’aujourd’hui encore, presque trente ans après les faits, vous vous aimez encore. Merci de nous avoir offert des Noëls et vacances en famille, des moments chez les grands-parents qu’ils soient maternels ou paternels où nous étions tous réunis sans que cela ne soit des moments de tensions (enfin il y en a eu quand même, quelques soubresauts des temps orageux, des colères épiques où me remontaient les souvenirs de quand nous étions planqués dans notre chambre monsieur Moyen Frère et moi tandis qu’Aîné tentait de vous séparer de ses petits bras musclés d’ado trop conscient des évènements).

 

Puis tu es arrivée quelques années plus tard, Madame Belle-Mère, toi que je n’appelle jamais comme ça sauf pour te faire enrager (j’aime bien faire enrager les gens que j’aime), toi que d’aucuns appelleraient « la pièce rapportée », une expression que je déteste : elle dénote une situation tellement éloignée de ce que nous vivons. Après tout qu’est-ce qu’une famille sinon un patchwork de pièces rapportées de droite et de gauche ? Il n’y a pas de pièce d’origine dans une famille. Je te remercie également, toi qui t’es coulée dans le moule familial sans mal alors que ce n’est pas toujours facile. Je me souviens de madame Mère-Grand, côté paternel, qui n’a pas eu vraiment de mal à t’accepter mais qui avait du mal avec le fait que tu ne sois pas mariée avec monsieur Père. Cette anecdote quand elle avait une copine à l’autre bout du fil lui demandant ce qu’elle faisait et que, prise de cours elle lui a répondu « Je suis avec mon fils et, euh… ses deux femmes », cette anecdote nous fait encore beaucoup rire. Vous n’étiez pas encore mariés pourtant à l’époque. Alors qu’aujourd’hui oui, et quand je dis aux gens que madame Mère était invitée – et présente – à ce mariage, ils me regardent toujours avec de grands yeux incrédules. J’aime beaucoup produire ce petit effet, ça ne rate jamais. J’aime que vous soyez amies madame Mère et toi, et que vous partiez parfois en randonnée en laissant monsieur Père à son potager. J’ai été très touché le jour où j’ai appris que tu projetais de nous adopter, mes frères et moi, pour une histoire de succession ça m’a profondément touché : je ne sais pas si ça se fera, mais je deviendrais ton « fisc adoptif » avec plaisir.

 

Pour tout ça, pour m’avoir permis de vivre une histoire de famille recomposée apaisée, merci à tous les trois, et particulièrement à toi madame Mère parce que je sais – aujourd’hui – que c’est toi, c’est ton intelligence du cœur au moment de votre séparation douloureuse qui a permis cette situation : alors si aujourd’hui que j’ai fondé ma propre cellule familiale il t’arrive de m’agacer profondément, sache que je te suis reconnaissant de ça ? pour toujours et à jamais.

 

Aujourd’hui il m’arrive de me dire que si je dois m’éloigner de la mère de l’Enfant, j’aimerais garder avec elle d’aussi bonnes relations que les vôtres, et éventuellement qu’elle (ou moi) acceptions de bonne grâce d’agrandir le patchwork familial sans heurts, dans l’intérêt non seulement de l’Enfant mais également dans le nôtre. Et je me dis que grâce à vous, à votre exemple, j’ai de bonnes chances d’y parvenir. D’ailleurs c’est bien simple, je n’imagine pas qu’il puisse en être autrement. Enfin si : il peut aussi se faire que la mère de l’Enfant et moi-même nous ne nous séparions pas.

 

Allez bisous. Ne changez rien".

 

@LordClanCharlie

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 11:14

Parce que Madame Mère et Madame Belle-Mère se sont exprimées (ici et ) puis Monsieur Père (ici aussi) est venu rétablir un peu l'équilibre, au tour maintenant de Monsieur Fils de nous parler de son expérience, tiraillé entre Père et Mère.

 

Un grand merci @NoeBishop d'avoir bien voulu transmettre son ressenti.

 

"Je suis un briseur de couple. A l'ancienne. J'ai commencé par celui de mes parents, le plus simple. A l'âge de six mois, Monsieur Père était parti à 600 km de là. Pour mes quatre ans, ils m'ont offert leur divorce.

 

Que ce soit bien clair ; je n'ai jamais regretté que mes parents se soient séparés. En ces temps où la société semble s'interroger gravement sur le sens de l'amour, de l'engagement et de la filiation, j'ai vite compris que j'étais un enfant de l'amour, que chacun d'eux m'aimait, mais qu'un élément de cette triangulation était parti en RTT du côté des Bermudes.

 

L'avantage de n'avoir jamais vu ses parents s'embrasser, c'est de pouvoir grandir dans une réalité stable. Certes, les copains ont les deux parents à la maison, moi je les ai chacun de son côté. On en rigole, je leur raconte les avantages (deux anniversaires, deux Noël, les vacances perpétuelles en été, un logis tout entier consacré aux loisirs). Pourtant, en grandissant, on voit le passé, les photos, les films de l'histoire tempétueuse qui les a unis, et dont je suis le point d'orgue. Le témoin uchronique de leur mariage.

 

Chacun d'eux vit sa vie. Sans me demander mon avis, fort heureusement. Je vois des hommes qui passent. Des amis, pour la plupart. Madame Mère pensait en effet que me donner des repères masculins serait important pour mon développement psychoaffectif (MOTDIESELOLILOL). 

 

Du côté de Monsieur Père, on ne traîne pas. La belle organiste devient Madame Belle-Mère pour mes 5 ans. Elle fait des gâteaux, me raconte des histoires. Avec elle, rentrent aussi dans ma vie ses frangins, sa nièce, sa mère, sa tante, une famille de substitution, de proximité, étrangement normale quand je la compare à la mienne.

 

Je suis celui qui développera une passion pour l'odeur des voitures, passant tous les quinze jours de l'une à l'autre sur une station d'autoroute. Puis un amour déraisonnable du train, quand vous ne fûtes plus capables de vous adresser la parole. 

 

Je suis celui qui ne comprendra pas pourquoi il ne fallait plus dire "Maman" quand on était chez Papa. Et rapidement, qui comprit qu'il ne fallait même plus l'appeler Papa, parce que cela rappelait à ma marâtre son incapacité à obtenir de mon géniteur ce que sa prédécesseur avait, par un bienheureux miracle, accueilli.

 

Je suis celui qui sortait les gros plats du four, et Mme Belle-Mère, de Fivette. Je suis celui qui priait en silence pour que la mayonnaise ne prenne pas. 

 

Je suis celui qui a passé ses week-ends pendant deux ans dans une maison lugubre, habitée de la seule arrière-grand-mère et des lourds fantômes de cette famille de tarés, parce que Madame Belle-Mère ne supportait plus mon sourire sous son toit.

 

Je suis celui qui a assisté au procès entre ses parents. Qui a épongé, sans jamais les transmettre, leurs reproches sur ma propre éducation, ma vie culturelle, sportive, affective, sociale. 

 

Je suis celui qui couvrait les mensonges de tout le monde, quand nous passions nos vacances dans la famille de Monsieur Père avec... Madame Mère.

 

Je suis celui qui a toujours tenté de maintenir un lien entre tout le monde. Celui qui a assumé cette charge, seul, quand Monsieur Grand-Frère a décidé que c'en était trop pour lui. Pendant 7 ans.

 

Je suis celui qui ramenait les chèques. Je suis celui qui ne disait pas qu'il avait peur. Et que cela rendait malade au point de culminer à 37 journées d'absence (la moitié des lundis, beaucoup de mardis) en troisième. L'année de ses premières amours.

 

Je suis celui qui a patiemment reconstruit des ponts, et une relation de confiance avec Madame Belle-Mère, car nous partagions alors un point commun unique au monde ; nous aimions Monsieur Père. Alors malgré les mises en garde de Madame Mère, je t'ai accompagnée, sous cette pluie battante, traverser sans échanger un mot la France entière, pour aller le soutenir. Et quand tu travaillais, qu'il m'appelait, qu'il me parlait parfois de Madame Mère, qu'il errait à cœur ouvert, des heures durant dans les méandres de son subconscient, je t'appelais immédiatement, pour que tu ailles vite le chercher et le ramener à la maison.

 

Je suis celui dont le seul reproche jamais formulé à votre égard, à tous, tient en une phrase. "Maman, n'oublie pas que tu parles de mon Père, s'il te plaît." Ma seule présence à vos côtés aurait du suffire à vous le rappeler. Pour la vie. 

 

Je suis celui qui admet avoir du mal à vous avoir vu au mariage de Monsieur Frère, tous les trois dans le même cadre, rire de la robe de la nouvelle venue dans la famille. A avoir mal vécu que vous me disiez, chacun de votre côté, que c'est à cause de l'autre si ce genre de moment n'est pas arrivé plus tôt. Alors que je suis celui qui, cinq ans avant, le seul de la famille a être réellement affecté par la disparition de l'arrière-grand-mère, a passé trois jours à parlementer pour organiser une parodie d'enterrement, chacun d'un côté de l'église en face de laquelle était sise sa maison hantée des souvenirs de la défunte.

 

Aujourd'hui, Monsieur Frère organise deux anniversaires pour ses enfants. Parce que "c'est plus simple comme ça". A sa décharge, ce n'est pas lui que Madame Mère appelle pour se plaindre d'être invitée au "petit goûter, alors que Monsieur Père, qui n'a jamais rien fait, a tous les honneurs". Éternel bégaiement.

 

Je suis enfin celui qui, voilà quelques semaines, a dû appeler Monsieur Père parce que, gag ultime, Madame Mère avait perdu le jugement de divorce. Vingt-sept années ont passé depuis que vous avez officialisé votre séparation ; je suis encore et toujours le témoin de votre désamour.

 

Un fœtus, c'est un cocktail de gamètes. Un enfant, c'est de l'amour. Dans vos rivalités, vos jalousies, vos rancœurs qui font passer nos drames de cour de récré pour des échanges entre Socrate et Xénophon, n'oubliez pas, Madame Mère, Madame Belle-Mère, Monsieur Père, Monsieur Beau-Père, que nous avons besoin de vous. Que nous épongeons les mots, les sarcasmes, les vilénies. Que nous nous construisons une vision du couple, de la famille, de l'amour autour, en référence à votre modèle (plutôt en opposition, en l’occurrence). 

 

Je ne vous ai jamais dit cela, car vous m'avez appris à me taire. 

 

Je suis celui qui n'a rien oublié. 

 

Je suis celui qui vous aime.

 

Je suis le fils ; je suis le beau-fils.

 

@NoeBishop"

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 08:48

En réponse à Madame Mère et Madame Belle-Mère, Monsieur Père vient s'exprimer (merci @cevioni de s'être prêté à cet exercice de style)  :

 

homme-attaque-panique

 

Suite à la confrontation du point de vue de Mme Mère versus Mme Belle-Mère, je me sens un peu obligé de nous accorder un droit de réponse, à nous, l’autre partie, représentant de cette paire de pères présents dans vos textes, mais que nous pouvons considérer, finalement, comme un des sujets absents.

 

Je suis bien conscient que chacune de vos deux mains n’ont écrit que selon leur propre expérience, et que votre essai commun n’est en rien objectif. C’est donc d’un point de vue totalement subjectif que je m’empresse de faire le mien.

Afin de prévenir toute remarque, je préviens que je nommerai toujours, lorsque j’aurai à le faire, Mme Mère avant Mme Belle-Mère, pour une raison simple et totalement arbitraire, j’ai lu vos billets dans ce sens la.

Mais trêve de digressions, commençons par un reproche.

Vous oubliez un point important, mesdames Mère et Belle-Mère, la situation qui a fait de vous, et de votre enfant, une famille monoparentale et/ou recomposée, dans un principe de réciprocité universelle, n’en a pas fait moins pour nous.

Comment cela ! Vous osez ! Vous voilà décriant sur la place publique vos plus vils reproches envers l’autre partie et, durant ce temps, vous oubliez que si vous en êtes arrivées à cette situation c’est grâce/à cause de nous, l’homme/père !

A la lecture de vos billets, s’il y a un point sur lequel vous êtes clairement d’accord, c’est celui de notre non présence (en tout cas dans lesdits billets), et là, je m’insurge, je me révolte, je hausse la voix, je tape du poing, du pied et devient tout rouge (et ce n’est pas beau à voir !).

Le temps de recouvrer une couleur plus acceptable, je relis vos billets et me rends compte que vous avez un autre ENORME (lire ce mot en haussant la voix et en faisant de grands gestes), voire MONUMENTAL (de même), autre point d’accord.

Le port de multiples casquettes, entre autres, en résumé, et de manière non exhaustive, celles de : formatrice, éducatrice, mère fouettard,  infirmière, médecin traitant, chef cuistot, psy, femme de ménage, animatrice, taxi, …

Mais…

Oui, il y a toujours un mais…

Imaginez un instant que nous ayons également la tête bien assez large pour le port de ces casquettes et que nous rajoutions une paire de lunettes en plus, juste pour la classe.

Imaginez un instant que nous soyons soumis aux mêmes désirs de réussite pour nos enfants que vous, que ce soit pour leur bonheur comme pour leur éducation.

Imaginez un instant que nous soyons soumis aux mêmes doutes et incertitudes que vous.

Imaginez un instant que nous ayons, en sus, un monde de préjugés, toujours fortement ancré dans les mentalités, à combattre, afin de prouver que nous, les pères, sommes tout aussi aptes à éduquer et à aimer, même sans cette “fibre maternelle“ si chère à tous les auteurs de roman à l’eau de rose, que par définition nous ne pouvons posséder.

Imaginez un instant, toujours selon le même principe de réciprocité évoqué plus tôt, que nous ayons également un beau-père ou les enfants de notre nouvelle moitié à accepter.

C’est bon j’ai votre imagination ? Je vais donc me permettre de vous faire redescendre sur terre.

Madame Mère, imaginez-vous un instant, que, lorsque je me suis engagé assez loin dans une nouvelle relation pour vous demander de considérer « l’intruse » comme potentielle belle-mère, je n’ai pris en compte le bonheur de nos enfant ainsi que leurs relation et ressenti envers ladite pièce rapportée ?

Que l’autre ne soit rien à vos yeux m’importe peu, je ne l’ai pas choisie pour vous, ni pour que ce que vous en pensez !

Madame Belle-mère, imaginiez-vous un instant, que, lorsque nous nous sommes assez engagés dans notre nouvelle relation pour nous considérer comme famille recomposée, l’autre, aussi appelée ex, ne vous jugerait pas, vous trouvant toujours en dessous de ce que “elle“, la mère de sang, pourrait faire ou être.

Que l’autre ne vous porte pas dans son cœur m’importe peu, je vous ai choisie pour vous et non pour ce qu’elle en pensait !

Au final, Mme Mère, Mme Belle-Mère, Mr Beau-Père ,si vous êtes là, et moi-même le savons, ne serait-ce que par égo, cette guéguerre existera toujours.

Mme Mère vous jugerez toujours Mme Belle-Mère et la dévaluerez, vous aurez toujours quelque chose à lui reprocher et cela je peux l’entendre.

Mme Belle-Mère vous serez toujours jugée et dévaluée, elle trouvera toujours quelque chose à vous reprocher et cela vous pouvez le comprendre.

Mais ensemble, vous nous jugez, et cela, c’est quelque chose que j’ai à vous reprocher ! L’entendez vous et le comprenez-vous ?

Mais…

Toujours ce fameux mais…

Malgré nos différences, nos rancœurs, nos animosités, nos jugements et nos reproches, que nous soyons parent ou pièce rapportée, s’il y a bien une chose sur laquelle nous nous retrouvons, c’est le bonheur et la tendresse que nous avons envers ces petits êtres.

Et cela ne l’oublions jamais.

@Cévioni "

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 12:11

Voici donc l'autre côté de mon billet, la face cachée, si l'on peut dire.

La parole est @MarieShani :

 

Il y a quelque temps à l'occasion de tweets échangés avec ma copine @Roseur Suprême, on s'était dit que plein de choses nous faisaient nous entendre et nous ressembler et que pour autant nous étions, pour une facette au moins, chacune d'un côté du miroir...chacune d'un côté de la barre comme on pourrait le croire...

En fait ce qui nous rassemble, c'est la tendresse.

Pour le billet de @Roseur suprême, il faudra aller ici ou le lire à fin du mien, je publie avec son accord son ressenti de Maman solo au côté du mien, celui de Belle-mère sans papier. 

Je ne suis effectivement rien, ni personne, en tout cas pas la belle-mère sur le papier qui déclencherait tout autant votre ire maternelle...

Je ne suis rien, ni personne, juste celle qui s'occupe de vos enfants pendant que leur père va tenter de gagner sa vie et notamment de quoi assumer les conséquences dispendieuses de cette communauté passée...

Juste celle qui accumule tout au long de l'année des babioles dans les coffres de chacune pour que les vacances venues, elles aient de quoi colorier, coller, pailleter, peindre leurs matinées dans notre jardin...

Je ne suis personne, juste celle qui prend soin d'elles du petit déjeuner au coucher, celle auprès de qui, elles viennent trouver du réconfort quand quelque chose les tracasse...

Je ne suis personne, juste celle qui pendant les vacances fait tourner sa vie autour de leurs désirs et de leurs plaisirs sans oublier leur sécurité...

Je ne suis personne, juste celle qui écarte les haillons trop petits ou trop chauds pour habiller de froufrous colorés les jolies vacances au détriment de ses propres froufrous...

Je ne suis personne, juste celle qui attend toute l'année ce moment là, pour ses propres vacances...

Je ne suis personne, juste celle qui surveille quotidiennement les brosses à dent, le changement de sous vêtement, le brossage des cheveux...

Je ne suis personne, juste celle qui traîne au fond de ses poches de l'arnica, de l'homeoplasmine et l'apaisyl...et des bonbons.

Je ne suis personne, juste celle qui essaie de leur redonner confiance en elles quand elles ont du mal avec leurs exercices...

Je ne suis personne, juste celle qui jours après jours prends des coups de pieds dans l'estomac et le buste pour transmettre les bons mouvements pour nager...

Je ne suis personne, juste celle qui passe son été à pister, traquer lunettes, casquettes, crème solaire, tongs, maillots de bain, seau, pelles, râteaux, serviettes de plage et chemises de nuit...

Non je ne suis personne, juste celle qu'on ignore résolument de la dernière montée dans le train jusqu'au prochain retour...

Je ne suis personne, juste celle que l'on contourne dans la liste de ceux dont on demande des nouvelles...

Je ne suis personne, juste celle à qui on ne fait pas de dessin, la seule, pour Noël et les diverses fêtes...

Je ne suis personne, juste celle qui doit être invisible et muette durant les visioconférences...

Alors oui, je suis aussi celle qui négocie peu avec la bonne tenue à table, la sécurité sur la plage et les bons résultats à l'école, sans doute parce qu'on m'a élevée comme ça, qu'on m'a élevée pour que partout je sois à l'aise et que je fasse honneur aux miens.

Alors oui, ça n'est pas votre façon...à vous tous, je ne suis pas celle que vous attendiez, celle que vous espériez...

Vous avez gagné Madame Mère, je déclare forfait, quelques temps du moins parce que ça fait mal ces affronts les uns derrières les autres, dans le silence parce que je ne suis rien, ni personne...juste celle qu'on affuble de si jolis surnoms que l'on apprend aux enfants, la seule chose qu'on leur apprend d'ailleurs...

Vous avez gagné Madame mère, je me désintéresse de l'histoire, désormais je rapatrie mes préoccupations sur les voix qui me sont familières tout au long de l'année...

Vous avez gagné Madame Mère, je n'adresserai plus à mes amies mères de famille les plannings d'été aux codes couleurs que j'élaborais soirées après soirées à coups de pique niques, feux d'artifice, musées et parcs d'attractions, pour faire de leurs vacances une perpétuelle fête...

Vous avez gagné Madame Mère, je ne suis rien, ni personne et vos princesses passeront leurs vacances surtout avec leur Papa ...et moins avec celle qui n'est rien ni personne...mais ça sera plus court, beaucoup plus court.

Vous avez gagné Madame Mère, tout ça ne me concerne pas et ne me regarde pas et je n'y participerais plus en rien...

Vous avez gagné Madame Mère...je ne suis pas sûre que vous ne soyez pas la seule à en tirer avantage...
pour satisfaire votre ego...
pour vous garantir une exclusivité qui est naturellement votre et que je ne vous disputais pas...
pour compliquer une vie qui se conjuguait à 4, quelques mois par an et qui désormais restera un paisible duo...on sera 4 de temps en temps mais je n'y serais pour rien.

Parce que je suis un être de chair et de sang et pas une machine que l'on allume et que l'on éteint, je vais me protéger...

Je serais spectatrice, ni initiatrice, ni organisatrice, pas même figurante, juste spectatrice concentrée sur mon couple et uniquement sur mon couple...je vais désormais user de mon droit de retrait et de garder le silence...

Je ne garderais au fond de mon coeur, bien cachée dans les replis de ma tendresse, que cette complicité que vous interdisez.

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 10:26

Un jour, nous avions envisagé avec @MarieShani d'écrire un billet à 4 mains. Elle sur son ressenti de belle-mère (dans le sens où elle a les enfants de son mari) et moi, dans le ressenti de mère célibataire qui voit la Schtroumpfette partir en week-end et/ou vacances avec la "gonzesse" de l'Ex.

 

Pour l'heure, je ne me résouds pas à appeler "belle-mère" la gonzesse de l'Ex. Peut être dans quelques années, je le ferai.

 

Pour le billet de @MarieShani , il faudra aller ici fidèle lecteur, ou sur le billet suivant sur lequel je publierai, avec son accord, son ressenti.

Désormais, c'est à moi de m'essayer à cet exercice, mais de l'autre côté de la Barre....

 

Je suis Madame Mère et à ce titre, il y a des règles à respecter.

 

Toi tu es le père, tu vois ton enfant le week-end et pendant les vacances.

Tu prends la Schtroumpfette en présence de l'Autre, l'emmène à droite à gauche, chez les parents de l'Autre.

Pourtant, l'Autre n'est rien à mes yeux. C'est une réalité. En tous cas, pour l'heure, et par rapport à ma fille, elle n'est personne. Peut être le deviendra-t-elle avec le temps. On verra.


C'est moi qui élève, seule, la Schtroumpfette, qui l'éduque, lui apprend les bases et fondements de ce qu'elle deviendra, la nourris tous les jours, surveille son alimentation, fais en sorte que tout aille bien, s'inquiète au moindre coulement de nez, au moindre bleu, à la moindre bosse.

C'est moi qui suis également la marâtre pas gentille, punissant les bêtises, menaçant l'enfant lorsqu'elle n'écoute pas (ou tente de tenir tête à ton autorité).

C'est moi qui me farcis les allers-retours à l'école, tous les jours, les discussions avec d'autres parents, les questions aux maîtresses, les inscriptions au centre aéré, les démarches en général liées à l'enfant.

C'est moi qui court chez le pédiatre pour les visites de "contrôle" ou pour les petites maladies.

C'est moi qui gère les crises de nerf, les crises de fatigue, les cauchemards et hurlements dans la nuit, les réveils tôt le matin.

C'est moi qui au quotidien, apprends à l'enfant que non, on ne dit pas "ouais", on dit "s'il te plaît" "merci", on est poli, on ne montre pas du doigt....

C'est moi qui gère tout, jour après jour, cumulant la course frénétique du matin pour le dépôt à l'heure à l'école, la course jusqu'au boulot et ses journées chargées, la course le soir pour récupérer l'enfant à la garderie à l'heure.

 

Je comprends la douleur du père de ne pas avoir son enfant au quotidien. Mais, le connaissant, je sais qu'il n'en ferait pas autant.

Sa place est d'autant plus confortable que n'ayant l'enfant qu'un week end sur deux, et pendant les vacances scolaires, l'éducation n'est pas la même, le rythme n'est pas le même. Il a l'enfant pour les loisirs quasiment uniquement.

Quand je récupère la schtroumpfette, elle est fatiguée, elle est coriace, n'écoute rien, n'est pas polie, tente de tenir tête à l'autorité que je suis.

Qand je la récupère, tout est à refaire....

 

Pire, toi, l'Autre, quand tu jous à la poupée avec la Schtroumpfette, je n'aime pas. Ma fille est une enfant, pas une poupée à qui l'on vernit les ongles, à qui l'on pose de fausses boucles d'oreilles, à qui l'on fait faire n'importe quoi.

Pire, toi l'Autre, quand tu apprends des termes et expressions vulgaires à la Schtroumpfette, alors que du haut de ses 3 ans et demi elle a besoin de construire son langage correctement, je n'aime pas du tout.

Pire, toi l'Autre, quand je sais que tu prends la Schtroumpfette dans tes bras parce que, soi disant son père ne peut le faire, j'ai les poils qui se hérissent tout seuls.

Pire, toi l'Autre, quand ma fille me parle de toi, je feins d'ignorer qu'elle connaît ton prénom.

Pire, toi l'Autre, quand tu présentes ma fille à tes parents, qu'ils l'accueillent, lui offrent moults cadeaux, j'ai des envies qui ne peuvent être écrites ici (mais que l'on peut bien imaginer cependant).

 

Pour l'instant, l'Autre n'est rien à mes yeux, sauf une source d'emmerdements.

Je sais que cela évoluera avec le temps, et surtout si l'Ex reste avec cette personne, que je considérerai très certainement comme la belle-mère de la Schtroumpfette.

Soyons réalistes, il y aura toujours des choses qui n'iront pas et que je n'accepterai pas, mais je ferai avec (je tenterai même de ravaler mes réflexions.... ça, ce n'est pas gagné quand même).


Parce que, pour être tout à fait honnête, les familles recomposées je connais. C'est mon beau-père qui m'a élevée (le pauvre ....) jusqu'à ce que je quitte la demeure familiale et je l'ai toujours considéré comme mon père.

Parce qu'il a subi les crises de larmes d'enfant, les maladies, les crises d'angoisse, les cauchemards, les crises d'ado, tout quoi.

Parce qu'à partir du moment où un adulte entre dans la vie d'un autre et que des enfants sont d'ores et déjà présents, il faut composer avec.

C'est dur, je le conçois, et évidemment, j'ai l'autre côté de celui de @MarieShani...

Grâce à son billet et son ressenti, je vais apprendre à tempérer pour peu que l'Ex reste avec l'Autre....

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 11:50

Ha le bonheur d'avoir fait un enfant ! C'est beau, ça sent bon (enfin à un moment donné on s'habitue aux odeurs du rejeton quoi), ça fait des bisous et des câlins, ça apprend à marcher et parler sous le regard émerveillé (voire carrément pathétique) des parents.

 

ET BAM un jour ça pique une crise.

Entendons nous bien, la crise, chez la Schtroumpfette en tous cas, correspond à se jeter par terre, se rouler dans tous les sens, en hurlant à la mort (sinon c'est pas rigolo), pour finir en boule à taper des poings par terre. Parfois, ça se jette même au sol, sous la table, histoire que tu puisses pas tenter une récupération de l'enfant...

C'est sympa, c'est vivant, ça met de l'ambiance chez toi.


Bon, la première fois, tu sais pas très bien ce qu'il se passe. En plus, tout le monde te dit "laisse c'est un bébé, ça parle pas, c'est son seul mode de communication, tu verras ça va passer".

Mouais.... 

 

Et puis, régulièrement, le truc se met à piquer des colères, plus ou moins monumentales.

 

Tu commences donc à comprendre le mode de fonctionnement du machin :

1. Manque de sommeil => crise en fin de journée (et une fois que t'as compris, ça tu peux gérer).

2. Caractère de merde => crise n'importe quand (malheureusement, pas grand chose à faire il faut le reconnaître).

3. Caprices => c'est de son âge, il faut lui apprendre que ça ne fonctionne pas (travail de longue haleine, il faut le reconnaître).

4. Frustration => crise (cf. caprices, c'est pareil).

 

Donc tu commences à pouvoir gérer un peu mieux les crises. De toutes façons, face à une crise, plusieurs solutions :

1. Tu tentes de prendre l'enfant dans tes bras (en réalité, comme il se roule dans tous les sens, tu tentes une prise de karaté/judo consistant à ceinturer ledit enfant dans tes bras, tout en évitant de te prendre un coup car l'enfant se débat). Ca ne marche pas, l'enfant tente tout simplement de s'éjecter de tes bras, tel un nageur prêt à faire le saut de l'ange.

2. Tu t'énerves (surtout si ladite crise est concomittante à un caprice ou une frustration). Bon ça fait hurler encore plus le gnome.

3. Tu tentes la méthode douce. Tu t'asseois (enfin tu t'allonges sur le sol serait plus correct) à sa hauteur, prend ta voix la plus douce et essaie d'expliquer le pourquoi du comment, pose des questions. Ca ne marche pas non plus.

4. Tu laisses passer la crise. Au bout de quelques minutes (qui te semblent des heures vu les hurlements stridents et pendant lesquelles tu as juste peur que tes voisins débarquent accompagnés des flics et services sociaux, sait-on jamais ce que tu es en train de faire à cette jolie tête blonde), l'enfant se calme, hoquetant, il réclame Doudou et Sucette, et vient se réfugier dans tes bras. Méthode certifiée mais bon tes oreilles ont mal du coup.

5. Tu fais comme l'enfant : tu te mets à te rouler par terre en criant "ouin ouin", ou si la crise a lieu dans la voiture (oui ça arrive aussi), tu te mets à hurler "ouin ouin". Méthode certifiée : l'enfant est tellement désemparé qu'il s'arrête de facto. Bon, généralement, la Schtroumpfette repart de plus belle après.

 

Si ce type de crise est malheureusement classique chez tous les gosses avec un potentiel caractériel avéré, c'est pire en cas de séparation des parents.

Entendons nous bien, ce qui est pire n'est pas tant la crise en elle-même (ha ha ha tu as appris à gérer !), que les mots dans la bouche d'un enfant.

Car l'enfant, ce monstre, est intelligent. Il a bien compris qu'il pouvait tirer parti de cette situation. Alors, chaque frustration, chaque caprice, chaque colère s'accompagne désormais de phrases telles que :

"J'aime pas maman", "Je veux papa", "J'aime pas la maison de maman" (qui au passage est évidemment la sienne) etc etc. (et inversement évidemment).

Evidemment, tout ceci est à replacer dans la bouche et l'imaginaire d'un si petit enfant. Mais c'est usant, c'est frustrant, c'est fatigant, c'est épuisant.

 

C'est d'autant plus usant que les colères, tu es seule à les gérer et non plus deux pour les accompagner et y faire face.

C'est d'autant plus frustrant, que tu en viens sans cesse à te demander si tu fais les choses correctement, si l'enfant est bien chez toi (alors que tu sais très bien que oui), s'il manque de quelque chose etc etc.

 

Bref, j'ai une enfant caractérielle et je sais gérer ses crises. Mais elles me fatiguent.


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