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  • : Les tribulations d'une mère devant gérer boulot, vie perso, vie familiale et schtroumpf
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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 11:50

Ha le bonheur d'avoir fait un enfant ! C'est beau, ça sent bon (enfin à un moment donné on s'habitue aux odeurs du rejeton quoi), ça fait des bisous et des câlins, ça apprend à marcher et parler sous le regard émerveillé (voire carrément pathétique) des parents.

 

ET BAM un jour ça pique une crise.

Entendons nous bien, la crise, chez la Schtroumpfette en tous cas, correspond à se jeter par terre, se rouler dans tous les sens, en hurlant à la mort (sinon c'est pas rigolo), pour finir en boule à taper des poings par terre. Parfois, ça se jette même au sol, sous la table, histoire que tu puisses pas tenter une récupération de l'enfant...

C'est sympa, c'est vivant, ça met de l'ambiance chez toi.


Bon, la première fois, tu sais pas très bien ce qu'il se passe. En plus, tout le monde te dit "laisse c'est un bébé, ça parle pas, c'est son seul mode de communication, tu verras ça va passer".

Mouais.... 

 

Et puis, régulièrement, le truc se met à piquer des colères, plus ou moins monumentales.

 

Tu commences donc à comprendre le mode de fonctionnement du machin :

1. Manque de sommeil => crise en fin de journée (et une fois que t'as compris, ça tu peux gérer).

2. Caractère de merde => crise n'importe quand (malheureusement, pas grand chose à faire il faut le reconnaître).

3. Caprices => c'est de son âge, il faut lui apprendre que ça ne fonctionne pas (travail de longue haleine, il faut le reconnaître).

4. Frustration => crise (cf. caprices, c'est pareil).

 

Donc tu commences à pouvoir gérer un peu mieux les crises. De toutes façons, face à une crise, plusieurs solutions :

1. Tu tentes de prendre l'enfant dans tes bras (en réalité, comme il se roule dans tous les sens, tu tentes une prise de karaté/judo consistant à ceinturer ledit enfant dans tes bras, tout en évitant de te prendre un coup car l'enfant se débat). Ca ne marche pas, l'enfant tente tout simplement de s'éjecter de tes bras, tel un nageur prêt à faire le saut de l'ange.

2. Tu t'énerves (surtout si ladite crise est concomittante à un caprice ou une frustration). Bon ça fait hurler encore plus le gnome.

3. Tu tentes la méthode douce. Tu t'asseois (enfin tu t'allonges sur le sol serait plus correct) à sa hauteur, prend ta voix la plus douce et essaie d'expliquer le pourquoi du comment, pose des questions. Ca ne marche pas non plus.

4. Tu laisses passer la crise. Au bout de quelques minutes (qui te semblent des heures vu les hurlements stridents et pendant lesquelles tu as juste peur que tes voisins débarquent accompagnés des flics et services sociaux, sait-on jamais ce que tu es en train de faire à cette jolie tête blonde), l'enfant se calme, hoquetant, il réclame Doudou et Sucette, et vient se réfugier dans tes bras. Méthode certifiée mais bon tes oreilles ont mal du coup.

5. Tu fais comme l'enfant : tu te mets à te rouler par terre en criant "ouin ouin", ou si la crise a lieu dans la voiture (oui ça arrive aussi), tu te mets à hurler "ouin ouin". Méthode certifiée : l'enfant est tellement désemparé qu'il s'arrête de facto. Bon, généralement, la Schtroumpfette repart de plus belle après.

 

Si ce type de crise est malheureusement classique chez tous les gosses avec un potentiel caractériel avéré, c'est pire en cas de séparation des parents.

Entendons nous bien, ce qui est pire n'est pas tant la crise en elle-même (ha ha ha tu as appris à gérer !), que les mots dans la bouche d'un enfant.

Car l'enfant, ce monstre, est intelligent. Il a bien compris qu'il pouvait tirer parti de cette situation. Alors, chaque frustration, chaque caprice, chaque colère s'accompagne désormais de phrases telles que :

"J'aime pas maman", "Je veux papa", "J'aime pas la maison de maman" (qui au passage est évidemment la sienne) etc etc. (et inversement évidemment).

Evidemment, tout ceci est à replacer dans la bouche et l'imaginaire d'un si petit enfant. Mais c'est usant, c'est frustrant, c'est fatigant, c'est épuisant.

 

C'est d'autant plus usant que les colères, tu es seule à les gérer et non plus deux pour les accompagner et y faire face.

C'est d'autant plus frustrant, que tu en viens sans cesse à te demander si tu fais les choses correctement, si l'enfant est bien chez toi (alors que tu sais très bien que oui), s'il manque de quelque chose etc etc.

 

Bref, j'ai une enfant caractérielle et je sais gérer ses crises. Mais elles me fatiguent.


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Publié par vivelescelibattantes - dans Quotidien
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