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  • : Les tribulations d'une mère devant gérer boulot, vie perso, vie familiale et schtroumpf
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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 09:12

Je ne vous présente plus la loi de Murphy confrontée aux gnomes, j'en ai déjà parlé ici et .

 

Le 3ème chapitre est consacré à l'habillage. Je ne sais s'il est transposable aux schtroumpfs puisque j'ai une schtroumpfette mais je pense que oui, à partir d'un certain âge.

Le bébé est là, c'est une fille, tu es super contente car tu vas de nouveau pouvoir jouer à la poupée.

 

Article 1er : les premiers mois.

Les premiers mois donc, le bébé gazouille, pleure, mange, dort. C'est tout.

La schtroumpfette étant née en été, ses premiers mois vestimentaires n'étaient faits que de bodies, tee shirts et couches.

L'automne approchant, la rentrée à la crèche également, tu te décides à acheter de jolis petits vêtements (en plus pour les filles, y'a du choix faut le reconnaître).

Et donc tu joues à la poupée : tu l'habilles comme tu veux (de toutes façons, le gnome ne bronche pas), tu la coiffes comme tu veux (j'ai pas eu ce problème moi j'ai un enfant sans cheveux) et tu lui mets des petites chaussures assorties.

Bon y'a bien des jours où la schtroumpfette se tourne dans tous les sens sur la table à langer, manquant à chaque fois tomber, mais tant bien que mal, la poupée est habillée et tu es fière.

Et puis ça grandit....

 

Article 2 : l'enfant commence à s'exprimer.

Tu as beau croire que tu continueras longtemps à jouer à la poupée, l'enfant commence à babiller.

Son mot préféré : NON.

Voilà c'est comme ça, NON, tout le temps, quoique tu fasses, quoique tu dises, c'est NON.

Alors le matin, tu as beau être pressée, gérer ton timing, le gnome te regarde choisir ses fringues et se pourfend d'un magnifique sourire en disant NON devant ce que tu as choisis.

Etape plus ou moins facile car même s'il s'exprime, le gnome n'est pas capable de s'opposer à ton choix en partant en courant.

Donc il se tortille de plus belle sur la table à langer (tu l'as rattrapé environ 10 fois au moment où il souhaitait tester le saut en hauteur), se met à hurler NON NON NON NON, mais tu sors victorieuse de cet affront.

Et tu es fière.

Mais ça continue à grandir...

 

Article 3 : l'enfant s'exprime et bouge.

Là c'est réellement le début des emmerdes.

L'enfant parle, il cumule plein de mots et ne se limite plus à NON.

Mais et là c'est le drame, l'enfant marche, court, saute.

Et le matin en réalité se transforme en course effrénée dans tout l'appartement (d'un autre côté, me direz vous, c'est l'occasion de faire du sport).

Donc, la schtroumpfette a bu son biberon, a commencé à jouer et gentillement tu lui indiques qu'il est l'heure de s'habiller.

De manière générale, le gnome NE VEUT JAMAIS ce que tu lui as choisi. Il est révolu le temps de jouer à la poupée.

Tu négocies, phase douloureuse où en réalité, la négociation consiste à sortir l'intégralité du stock de vêtements propres et pliés et à les ranger ensuite.

Tu t'énerves, parce que bon faut pas pousser mémé dans les orties, tu vas finir par être à la bourre quand même.

A ton énervement, le schtroumpf répond par une crise consistant à pleurer (ils arrivent à pleurer sur commande c'est extraordinaire) et à se rouler par terre dans tous les sens.

Tu négocies again : tiens schtroumpfette on va mettre la jolie robe de princesse (qui est autre qu'une robe en laine classique mais bon mettons des mots sympas sur des fringues classiques, ça marche).

Et là, tu croies que c'est gagné NON.

Re crise car c'est pas le bon pull, et l'enfant de partir en courant dans tout l'appartement pendant que tu le poursuis, le pull, objet des récriminations à la main.

La variante étant : une fois le pyjama enlevé, le sprint de la schtroumpfette en couche dans tout l'appartement car "je veux aller à la crèche toute nue". Mais bien sûr....

La variante (encore, j'ai une schtroumpfette très imaginative) : courir dans tout l'appartement en pyjama, en pleurs et en hurlant "je veux aller à la crèche en pyjama".

Tu as donc fait ton sport, tu as réussi tant bien que mal à habiller le gnome, tu es en retard, ton maquillage commence déjà à dégouliner.

Et t'es pas au bout de tes peines, il faut le reconnaître.

 

Article 4 : l'enfant veut choisir ses fringues.

Lui imposer des habits devient une torture sportive matinale, l'enfant manifestement s'amusant inlassablement à te faire courir.

Puis vient un moment où le gnome VEUT choisir tout seul ses fringues (tu ne sais même plus comment c'est arrivé mais voilà on y est).

Du haut de ses 2 ans et demi, schtroumpfette te regarde, te tend les bras et te dit "je veux choisir".

Tu crois que c'est mignon tout plein et attendrie, tu te dis qu'enfin, les matins habillage ne seront plus sport.

Erreur grave erreur, ne jamais perdre de vue que l'enfant est une arnaque sur pattes.

Dans tes bras, ça te fait sortir 5 tee shirts, 3 robes, 4 jupes et tous les pantalons (le tout d'une seule main, tenant en équilibre précaire la chose qui gigote dans l'un de tes bras et sortant le stock de l'autre main) pour au final, choisir inlassablement la même robe et le même tee shirt.

ET EN PLUS L'ENFANT NE SAIT PAS ASSORTIR LES FRINGUES ! Drame visuel à venir...

Mais le gnome te dit "ça va bien ensemble hein maman". Tu fais la moue, mais le truc est tellement fier que tu abdiques (en même temps, tu n'as pas envie d'affronter les minutes sportives qui vont fatalement suivre si tu tentes de l'habiller autrement).

Ce qui donne évidemment des tenues hautement improbables.

CETTE REALITE VAUT EGALEMENT POUR LES CHAUSSURES !

Nécessairement, l'enfant va vouloir mettre ses baskets qui ne vont pas du tout du tout avec la tenue.

Ce qui donne : robe violette, tee shirt rose fushia, collants noirs à rayures jaunes et oranges, et baskets blanches à rayures violettes et roses..... Je vais bien tout va bien....

 

Article 5 : l'enfant veut s'habiller comme toi.

Oui y'a des matins ça arrive.

La schtroumpfette est en forme, a englouti son biberon et ses gâteaux et toi, tu es prête, à l'heure et tu te sens d'attaque même pour taper un sprint dans l'appartement ou pour sortir le stock de fringues.

Et là, d'un regard malicieux, l'enfant te dit "moi je veux m'habiller pareil que maman".

Tu souris, c'est si mignon.... 2 mn parce qu'après tu te rends compte de l'impossibilité de la chose. l'enfant n'a PAS les mêmes fringues que toi.

Alors tu subterfuges (je ne sais si ce mot existe en temps que verbe mais bon).

T'as mis un jean ? Et bien facile elle en a.

T'as mis une chemisette ? Bon faut trouver un truc avec un col et des boutons. Easy.

T'as mis une jupe ou une robe ? Trop simple elle ADORE ça.

Le réel problème étant le choix des couleurs puisque, c'est une réalité, tu ne portes pas les mêmes couleurs que schtroumpfette (sauf le rose, j'ai un gros problème avec le rose, j'avoue).

Bien, ce qui était d'abord mignon s'apparente en réalité à un vrai casse tête et tu finis à la bourre comme tous les matins.

Faites des gosses qu'ils disaient, oui oui oui....

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Publié par vivelescelibattantes - dans Quotidien
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