Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Vive les celibattantes
  • Vive les celibattantes
  • : Les tribulations d'une mère devant gérer boulot, vie perso, vie familiale et schtroumpf
  • Contact

Catégories

26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 10:50

Cette année, manifestement, beaucoup de séparations ont eu lieu et du coup, beaucoup ont vécu leur premier Noël seul, ou en famille, mais sans cette adorable progéniture qui nous est si chère (quand elle nous casse pas les pieds).

Et ça m'a ramenée en arrière.

23 décembre 2011, la plus belle décision que j'aie prise : quitter le père de ma fille (et Joyeux Noël Félix !).

Me voilà partie avec la Schtroumpfette sous le bras, pour aller festoyer à Paris en famille. Evidemment, même si, avec le recul, c'est la plus belle décision prise, sur le moment tu ne le vis pas tout à fait comme ça, tu es plus tendance à pleurer toutes les larmes de ton corps et à faire bonne figure face à l'enfant qui court dans l'aéroport en criant "Maman, des avions !" (elle a toujours été très intelligente n'est ce pas ?).

Bref, je crois que ce fut le pire Noël que j'ai vécu (à moins que ce ne soit celui ou mon grand père, passablement énervé, est parti avant le dessert en claquant la porte de chez mes parents, mais bon passons, c'est une autre histoire).

Bon tu fais face.

Le pire également, c'est le premier week-end de parents séparés où c'est l'autre qui exerce son droit de visite.

Je m'en souviens comme si c'était hier : heureusement, j'ai des amis formidables et, pour ce premier week-end, je ne fus pas seule mais saoule. Saoule de rires, d'amitié, d'histoires (bon ok et aussi de vin).

Puis tu apprécies les WE sans gosse. Allez avouons le, putain c'est super reposant !

 

Et vient la première fois où tu divises les vacances en deux.

Là ce fut assez terrible, une semaine sans l'enfant (que pourtant tu maudis tous les jours à cause des cris, hurlements, pleurs, courses, sauts, ne rayez aucune mention inutile, il paraît que c'est une enfant "pleine de vie". J'adore le politiquement correct pour dire combien ton gosse est casse-couilles).

J'ai eu la chance de recevoir un magnifique bouquet de fleurs, délicate attention d'un twitto (coucou @ar_nours).

Et puis, après tout, on s'y fait à être sans enfant !

 

Franchement, vive les WE de liberté où tu prends du temps pour toi, pour feignasser et faire (enfin) la grasse matinée, pour glandouiller toute la journée en pyjama en pilou-pilou en matant des séries débiles à la télé et en mangeant pop corn et chocolats.

Tu commences réellement à apprécier cette espèce de "liberté", ce calme olympien qui résonne dans ton appart, ce repos que tu peux enfin prendre.

 

Les semaines se suivent, tout est en place, l'alternance WE et vacances, et là, l'angoisse, Noël arrive et cette année, la Schtroumpfette sera chez son père.

Me croirez-vous si je vous dis que j'ai passé un des meilleurs Noël ?

J'ai rien glandé de la matinée, traînant en pyjama, pas coiffée pas maquillée, me suis fait mon repas préféré (chablis et foie gras) en matant mes séries préférées, j'ai eu pendant peut être 1h30 une copine au tél (coucou @NobleMissBennet ), je me suis auto souhaité un joyeux Noël (sérieusement non je ne l'ai pas fait, étant agnostique, m'en fous un peu du côté religieux de la chose), j'ai disposé tranquillou les paquets au pied du sapin pour le retour de la Schtroumpfette.

Y'a que ma mère que ça a empêché de dormir (rhalalala les mères on ne les refera pas hein ;-) ). Oui bon le problème quand ta famille est à 800 bornes, c'est que tu ne peux faire Noël avec, même sans le gnome.

Alors bon, oui c'est un mauvais moment à passer, mais on s'y fait. On s'habitue à tout.

Le 24 au soir, cette année, j'ai reçu un SMS d'un copain, me souhaitant un joyeux réveillon avec les miens. Je me suis permise de répondre "toi aussi chouchou" (oui j'ai le droit d'appeler mes potes chouchou), et là, la réponse dont tu n'as pas envie "suis seul :-( ".

Ben désolée, mais être seul n'empêche pas de réveillonner ! C'est ce que je lui ai dit, en lui disant que mon 1er Noël sans ma fille, je m'étais fait mon petit réveillon autour d'une bouteille et de foie gras.

 

On peut donc survivre à un Noël sans avoir ses / son enfant (s). C'est pas si terrible, c'est juste un moment à passer.

Après, pour les années à venir, c'est juste une organisation différente.

 

Partager cet article

Repost 0
Publié par vivelescelibattantes
commenter cet article

commentaires

Single Mom 23/01/2015 08:09

C'est tellement vrai tout ça ! Comme j'ai pleuré, pleuré, pleuré, les premières fois que les enfants étaient chez leur père, et comme j'apprécie ces pauses aujourd'hui !